Animation Culturelle du 15 novembre 2008

1ère prestation de la Troupe Culturelle
dimanche 7 décembre 2008
par  Raymond Fantodji, ʒildas kɔtɔmalɛ

ewe-ɖutɔwó eha-jitɔwó

La salle commençait à s’impatienter quand la troupe est entrée en scène vers minuit. Mais l’attente en valait la peine : beaucoup se sont retrouvé pendant quelques temps en pays adja tandis que ceux qui ne connaissaient pas palpaient la culture adja.

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miawezɔ̃ (flash)
entrée de troupe avec un chant de bienvenue.
(vidéo converti au format adobe flash)

Il y a eu deux temps correspondant à deux rythmes classiques typiques.

kpanuhu

kpanuhu 06 Ce rythme typique du pays adja est joué/chanté exclusivement par les femmes, et son instrument clef est le kpanu —assiette plate métallique peinte— dont le pourtour est serti de gavi —petits anneaux, métalliques ici, également utilisables comme boucles d’oreille— et dont le dos est frappé contre la paume en cadence.

Attention, que les femmes mènent la danse ne signifie pas que les hommes soient pour autant exclus des festivités ; ils y ont un rôle d’accompagnement.

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kpanuhu11 (flash)

kpanuhu 0B Normalement chanté pour les zãtoto —commémoration funéraires—, les paroles des chansons apportent donc du réconfort et de l’apaisement aux familles éplorées. Ces cérémonies ayant habituellement lieu après les récoltes (moment où la majorité de la population, essentiellement agricole, est disponible) on en profite aussi pour évoquer —dans les paroles de ces chansons— l’abondance qui arrive (et les greniers qui se remplissent) ainsi que les soucis, peines et joies qui parsèment la vie.

En gros, si le fondement est triste, le but est quand même de redonner sourire et courage !
Aujourd’hui. le kpanuhu est présent à toutes les grandes occasions.

ashikpe

ashikpe 08 Ce rythme que l’on retrouve chez tous les gbedotɔ —gbéphone ou gbéhisants— est caractérisé par une petite histoire chantée et accompagné de claquements de paumes en rythme (c’est plus lent et plus cadencé que des applaudissements !).
Le nom est composé de :

  • ashi : qui désigne la main et est employé pour tout ce qui est lié au fait de se serrer les mains (salutations notamment)
  • akpe : qui désigne les remerciements et est employé pour embrassades et accolades, gestes d’affection et de reconnaissance.
    Ce dernier mot est couramment employé pour désigner aussi bien les applaudissements (ovations) que les accompagnements (battement des mains) de chants ; c’est donc un synonyme de ashikpe qui est alors le terme utilisé pour quelque-choses de plus organisé/professionnelle.
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ashikpe11 (flash)

Initié en pays aja par les jeunes hommes pour évoquer leurs exploits amoureux, mais aussi leurs désirs, attentes, joies, craintes, peines, colères, etc. Usité presque quotidiennement par tous, l’ashikpe embrasse tous les thèmes de la vie courante.
Il n’y a presque pas de festivité sans ashikpe, chants de liesse de l’assemblée.


Documents joints

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entrée de troupe avec un chant de bienvenue. (version originale - vidéo mobile)
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entrée de troupe avec un chant de bienvenue. (vidéo converti en mpeg)
kpanuhu11 (mobile)
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kpanuhu 12 (mobile)
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toutes les photos
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