TADO ET LES AJA

conférence-débat du 15 novembre 2008
mercredi 10 décembre 2008
par  Gilbert Kouessi, Raymond Fantodji

Notre exposé avec l’intitulé qu’on vient d’annoncer est un vaste sujet qui depuis toujours a préoccupé les chercheurs et tous les curieux qui s’intéressent aux peuples du sud du Togo et du Bénin. Nous savons que presque tous ces peuples se réclament de Tado qui apparait ainsi comme un territoire gros producteur d’hommes. Ces peuples issus de migrations successives suite à des querelles dynastiques, à des migrations liées à des épidémies, pour des raisons économiques ou suite à la saturation ethnique, ont constitué ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui l’aire culturelle Ajatado. Cette aire comprenant des peuples qui se rattachent à Tado par leur histoire, leur mémoire collective, leur langue, leur culture.

L’AIRE CULTURELLE AJATADO ?

Limitée à l’est par le fleuve Wémé, à l’ouest par le Amugâ, au sud par ce qui était appelé la Côte des esclaves, l’Aire Culturelle Ajatado s’étend sur une profondeur de 200 à 300 Km entre les degrés 0 et 3 de Longitude au cœur de ce que les géographes nomment la savane soudanaise. [1]

Tado, site ancestral de la zone ainsi définie dont les coordonnées géographiques sont 1°35’E et 7°9’N était restée pendant la période coloniale une cité enclavée.

Le peuplement de l’aire culturelle [2] ainsi définie est composé majoritairement des groupes ethniques suivants :
- Les ADJA (AJA) : ils habitent en général l’espace compris entre le Yoto au Togo et le Couffo au Bénin. Ils sont essentiellement des paysans.
- Les ÉVÉ (EWE) : Ils peuplent la région comprise entre Amugâ et le Yoto. Ils exercent des activités économiques très variées.
- Les FON (FON) : Ils peuplent la région comprise entre l’Ouémé et le Couffo. Ils sont surtout commerçants.
- Les GUIN (GÊ) : Ils s’étendent sur la Côte dite des esclaves. Ils sont surtout commerçants.
- Les XWLA et Les XWÉDA : ils habitent globalement la même zone géographique que les , mais ils sont essentiellement des pêcheurs et spécialistes de la fabrication du sel marin.
- Les GOUN (GUN) : Ils peuplent essentiellement la ville de Porto-Novo et ses environs.
- Les AÏZO (AYIZO) : Ils occupent le lac Nokwé, la région d’Allada et ses alentours.
- Les SAHWÉ : Ils peuplent les terres noires du Ko dans la région de Bopa.

Ces groupes ont émigré soit directement de Tado, ou encore des groupes non originaires de Tado qui vinrent s’installer dans la région et donnèrent un coup certain à la culture de notre aire.

Dans l’exposé qui va suivre, nous nous occuperons essentiellement du groupe originel, les Aja de Tado et de ses environs, c’est-à-dire le groupe qui était sous administration directe de Tado au moment de l’agression coloniale Nous essayerons de montrer comment a été créée la cité et l’origine des différents groupes qui y ont contribué.

QUI SONT LES AJA ?

Le groupe ethnique Aja actuel, résulte de plusieurs communautés qui s’étaient implantées dans la région : les Alu, les Azanu ou Za et les Aja-Ewe.

Les Alu constituent le groupe qui habitait la région au millénaire passé. Leur origine est énigmatique. On raconte qu’ils sont descendus du ciel. Il s’agit là de propos qui ressemblent fort à des affabulations, mais auxquels tiennent fortement les vieux Alu du pays Aja. Selon ces derniers, leur ancêtre, un certain Eyru serait descendu du ciel avec dans les mains le marteau et l’enclume, symbole du travail et de la forge.

Les Alu forment avec les Akpafu situés au nord-ouest, à la confluence de la Volta noire et de la Volta blanche, ce que les historiens appellent le peuplement primitif.

Selon des sources archéologiques, ils habitaient la région dès avant les temps néolithiques. [3] O. Davies [4] et P. Ozanne [5] pensent que le pays Aja-Ewe (sud-Togo, sud-ouest du Benin et sud-est du Ghana) « aurait été occupé sans interruption depuis 3700 ans avant Jésus-Christ environ [6] ». On voit là des propos qui témoignent d’une occupation ancienne de la région dont les tout premiers habitants connus sont les forgerons Akpafu, dans le Ghana actuel, et les Alu de Tado dont R. Pazzi [7] pense d’ailleurs qu’ils constituent une pointe avancée vers l’orient du peuplement archaïque Akpafu. Les Alu ont aujourd’hui perdu le secret de la fonte du fer, mais il semble qu’ils avaient été autrefois de grands forgerons maitrisant parfaitement les techniques de la fonte et de travail de fer. En témoignent les scories, déchets de « l’industrie du fer », aujourd’hui largement répandues dans la région, mais aussi amassées en un énorme monticule en forme de plateau à la sortie ouest du village de Tado, comme en témoigne également la découverte en 1970, d’un haut fourneau en creusant sur le sommet du quartier Domé, à Tado, pour les fondations du clocher de l’Église Catholique.

En dehors de ces éléments témoins du travail du fer, on dispose de nos jours de très peu de renseignements sur la société Alu. Mais on pense qu’à coté du travail du fer, ils devaient aussi s’employer à chasser parfois dans cette région giboyeuse, à pêcher et à cultiver la terre, du moins pour les besoins de leur subsistance. Dans leur tradition orale, les Alu affirment venir de la région de la source du Mono près de la Kora qui est un fleuve du Nord du Togo traversant une région riche en gisements de fer où se pratique le travail de la forge. Les Alu racontent qu’à leur arrivée dans la région, ils ont rencontré les Agɛ ou Aziza : les génies de la forêt ! « C’est, disent-ils, de petits hommes. Les plus grands ont la taille des enfants de 12 à 14 ans. Ils ont la peau rouge, les cheveux lisses leur tombent sur le visage. Ils en portent même sur le visage, ils sont rapides à la course dans la forêt [8] ». Cette description correspond aux pygmées qui ont probablement été massacrés par les hommes venus de région au nord de leur site.

Les Alu furent rejoints probablement dès le début du deuxième millénaire par des communautés humaines venant du nord-ouest. Selon R. Pazzi [9], ces derniers seraient originaires du royaume soudanais des Za, dans la boucle du Niger. Confrontés autour de l’an 1010 à l’invasion berbère après une période glorieuse pendant laquelle ils avaient dominé sur le fleuve entre Tombouctou et Djéné, les Aza se jetèrent sur les routes de l’exode : un groupe parti vers le sud à travers la forêt de Guinée, serait arrivé jusque dans notre région pour s’installer avec les Alu, dans un village qui prit le nom d’Azamé, ancien nom de TADO. Selon la tradition rapportée par les anciens de Tado, l’ancêtre du clan des Azanu aurait été le frère du fondateur du royaume de Kumasi ; il faut dire que cette affirmation peut avoir des fondements sérieux car s’appuyant sur certains éléments socioculturels communs à Kumasi et à Tado et qui diffèrent de la tradition peuples issus d’Ife, comme par exemple le même cycle des jours de la semaine( avec la même série des sept noms qu’on donne aux enfants selon le jour respectif de naissance : Kɔjo, Kɔmlã, Kuaku, etc.) sans compter qu’à la mort du roi de Tado, rien ne peut se faire sans l’aval du roi de Kumasi ainsi que le même fondement juridique du pouvoir royal, le siège à cinq pieds. Or ces éléments semblent avoir existé chez certains groupes Sonrhaï, dans la boucle du Niger, avant leur conversion à l’islam. C’est pourquoi on peut émettre l’hypothèse que l’ancêtre de la famille royale de Tado serait issu de l’aire culturelle Sonrhaï.

Mais, c’est cependant vers le XIIIe siècle que se produisit le grand mouvement de population qui a conduit à l’occupation de notre région : Il s’agit de la migration venant de l’est, celle des Aja qui donneront le nom de la nationalité et le nouveau nom de la cité qui de Azamé deviendra Tado. Certaines traditions les disent venir de la vallée du Nil, via Oyo au Nigéria et Kétou au Bénin ; certains les font même descendre des lieux saints de la Bible comme Babel. [10] Combien étaient-ils ? On ne saurait le dire. On pense seulement qu’ils seraient arrivés par vague successives et en nombre considérables, à la recherche de la sécurité et du bien-être sous la conduite d’un certain Togbui-Anyi [11]. Quoiqu’il en soit, l’arrivée de ces derniers changea radicalement le visage de la région.

Azamé appelé désormais Tado, devint une grande ville. À cause de la convoitise des voisins (Oyo notamment) jaloux de sa prospérité, elle fut entourée de remparts. Les trois communautés en présence (Alu, Za et Aja-Ewe) formèrent ensemble la communauté Aja et le puissant royaume de Tado qui prospéra en rayonnant sur un territoire de plus en plus immense, surtout culturellement, jusqu’au XIXe siècle. Dans son âge d’or, qu’on peut situer entre le XVe et le XVIIe siècle [12], le royaume Aja de Tado s’apparentait à un confédération couvrant un espace allant de la Volta au Kouffo et de la mer à Agbonou (Atakpamé) et à Kambolé (Tchamba). [13] Le Jésuite espagnol Alonzo de Sandoval le décrivit en 1627 comme « un puissant royaume s’étendant sur un territoire immense à l’intérieur des terres avec une zone côtière où se trouve un port sûr gouverné par un noir appelé Eminence ». Le territoire sur lequel régnaient les Anyigbãfio —on appelle ainsi les rois Aja de Tado— n’était en fait que la partie du périmètre occupée par des migrants ayant quitté la ville ancestrale à des époques différentes pour les régions environnantes.

CONSTITUTION DE L’ETHNIE AJA

La constitution de l’ethnie Aja est le fait de trois gens : la gens Alu, la gens Azanu et la gens Aja. Les deux premières sont d’origine guãŋ et la troisième d’origine Yorùbá. Il est clair la langue Aja était fixée comme dérivée dialectale d’une langue guãŋ avant l’arrivée des yorùbá vue la différence entre les langues Yorùbá et Aja. Mais pourquoi cette appellation de la langue qui en plus donné le nom à l’ethnie dans son ensemble ? Aja peut être la déformation du terme yoruba alejɔ qui veut dire étranger ; ou de oba aledjo qui veut dire « patriarche étranger ». En effet, : La tradition de Porto-Novo rapporte que parmi les Yoruba venus s’installer à Tado, il y en avait un qui possédait des puissances magiques avec lesquelles il sut épargner la ville d’une épidémie. Ceci lui valut l’estime du chef de la gens des Azanu nommé Aholõhu, qui lui accorda la main de sa fille. Il déposséda ses fils dans son testament au profit de sa fille et de son gendre yoruba nommé Ijɛbu Adimola. C’est ainsi que celui-ci fut nommé Roi ce qui en yoruba se dit “Oba Aledjo” après avoir été purifié du sang étranger qu’il portait dans ses veines. »

D’OÙ VIENT LE NOM TADO ?

Nous avons vu plus haut qu’initialement Tado s’appelait Azamé. Comment se fait-il alors qu’il soit devenu Tado ? Deux versions s’affrontent.

La première indique : « Le roi des Aja établis sur les rives du Mono s’appelait Togbe Aholouho. Il s’est fait construire une grande maison entourée d’une petite muraille. Il y avait ses nombreuses femmes, et quiconque longeait la muraille royale devait s’abaisser, s’accroupir, marcher à quattes pattes, à la limite ramper sur le sol pour ne pas être tenté de jeter un regard curieux dans les domaines du roi et surprendre ainsi ses nombreuses femmes. Ramper en Aja se dit taa ou saa, et la muraille se dit do ; ramper le long des murailles donc taa-do ou saa-do-u ; d’où le nom de Tado ou Sado, donné à la cité-forte royale. [14] »

La deuxième plus plausible selon nous compte-tenu de tout ce qui a été dit plus haut indique que : « L’arrivée du Prince Togbui-Anyi à Azamé coïncidait avec une période de crise que traversait la localité. Togbui-Anyi qui était accueillit amicalement à Azamé se révélait très tôt à ses hôtes comme un grand thaumaturge, nanti de pouvoirs surnaturels. Or Azamé était sous l’emprise d’épidémies, de famine et de sècheresse. Togbui-Anyi ayant pris connaissance de la situation avait fait signaler au roi qu’il était en mesure d’éloigner tous ces maux, à condition que les Azanu acceptent qu’il devienne leur roi.
Le roi et son conseil devant une telle situation aux issues imprévisibles pour toute leur communauté, acceptèrent les conditions de Togbui-Anyi.
Ce dernier organisa alors les cérémonies de purification du village Azamé. C’était au cours de l’exorcisation des esprits qui nuisaient au village qu’il avait prononcé la formule cabalistique qui contient l’expression “ata ado mi” c’est à dire “elle nous enjambera”, autrement dit, désormais le village sera épargné de toute calamité. De la déformation de cette expression, nous aboutissons à “Tado”, nom attribué désormais à la localité. [15] » et nous avons aussi vu que selon les clauses de l’accord avec les Azanu, Togbui-Anyi succéda au roi d’Azamè après sa mort. Le changement du nom a correspondu aussi à sa prise de pouvoir.

QUELLES SONT LES PEUPLES ISSUS DE TADO ?

- Les EWE
C’est à cheval sur le XIVe et le XVe siècle que le groupe de ceux qu’on appelle aujourd’hui les Ewé quitta la cité de Tado en direction de l’ouest. Les causes de leur départ ne sont pas élucidées. Il semble qu’il y avait eu dans la cité des crimes commis par certains vieillards, qui avaient soulevé une violente colère de la part de l’anyigbãfio Ja-Kpojɛ̃. Terrorisés par l’idée de représailles massives imminentes, le clan des anciens qui étaient responsables des crimes (ou simplement désireux de fuir un monarque tyranique) s’enfuirent nuitamment. [16] Conduits selon la tradition locale par un vieux chasseur nommé Afotsè, ils traversèrent le Mono et s’installèrent à Tako (devant l’étang), lieu de la première implantation. D’autres groupes arrivèrent ensuite et constituèrent les autres quartiers de la nouvelle ville.
- Les AYIZO
Ceux-ci sont partis de Tado sous le règne du roi Aja-Dasa (certaines traditions disent Aja-Dosu) et se seraient répandus entre le Couffo et le Wemé autour de leur capitale Davie-Ali (futur Adamé).
- Les NEGLOKPE
C’est un clan de forgerons installés dans la région d’Afãnyã pour y diffuser les travaux de la forge.
- Les HWE ou HWENO
Ceux-ci ont également quitté Tado sous le règne du successeur de Togbui-Anyi, le roi Aja-Fufulili sous la conduite du frère du roi , Zonu, pour s’établir entre le Couffo et le Mono autour des deux centres qui sont Hwegame et Ajahome. Ce sont d’excellents agriculteurs qui vont contribuer à répandre l’influence de Tado dans cette région.
- LES XWLA (PLA) et les XWEDA (PEDA)
Ils sont issus d’un même groupe qui a quitté Tado sous le règne du roi Aja-Ho, 3ème successeur du Togbui-Anyi pour émigrer vers le littoral par le Mono avant de se séparer autour du lac Ahémé. Ils s’établirent entre le Mono et le lac Nokwe.
Les Xweda s’établir autour du lac Ahémé à Gézin, puis s’étendirent vers Saxé et Glēxwé (Ouidah) qui furent fondé par Kpase, le 2ème roi de Saxé.
Les Xwla s’avancent vers le Mono, s’établissent à l’embouchure du Mono sous la conduite de leur ancêtre Avlekpon. Ils créèrent 2 villes, Adamé et Agbanakin, sur les bords du Mono, puis Xwalagâ (Grand Popo) —nommé en hommage à Xlaviho (Petit-Popo puis Aného)— sur la plage. Cette ville deviendra célèbre par le commerce des esclaves.
- Les FON
Les ancêtres des fon, les Agassouvi, [17] sont partis de Tado sous le règne du roi Kponsu Aduwoene, après que Tandé assassina le prétendant au trône (ce qui lui valu le surnom de Ajahutɔ). [18] Ils sont parti vers Sahwe puis, sous la conduite de Landé, investissent le village Ayizɔ qui deviendra Allada. Ils s’établirent dans la région jusqu’à ce que, suite à des querelles autour du trône d’Allada, les fils du 2ème roi, Kokpon ou Lansouhoutô, durent se séparer. [19] L’aîné, Té-Agbanlin, s’en retourne vers Hɔgbonu ou Ajacɛ puis fonda par ruse le royaume de Porto-Novo. [20] Le cadet, Dako, et son autre frère, s’imposent par ruse à Abomey, puis Aho —surnommé Houégbadja— instaura le royaume de Dahomey qui reviendra conquérir Allada sous Agadja.


L’exposé a été suivi de remerciements ainsi que de questions et remarques pertinentes qui n’ont malheureusement pas été retranscrites.

Voici, pour finir, quelques références complémentaires :


[1] plus précisement ouest soudanaise et guinéenne...

[2] Une aire culturelle est une définition socio-géographique tendant à rassembler dans une même dimension spaciale une société ayant les mêmes normes culturelles.

[3] Gayibor Nicoue Lodjou (1980). Sources Orales Sur La Region D’Aneho, Centre D’Etudes Linguistique Et Historique Par Tradition Orale (http://www.livres-chapitre.com/-T1J817/-GAYIBOR-NICOUE-LODJOU/-SOURCES-ORALE (...)), RIS, BibTeX.  ; p. 12

[4] 1964

[5] 19xx

[6] opus cité : Gayibor N. L. (1980) ; p. 21

[7] Pazzi Roberto (1979). Introduction à l’histoire de l’aire culturelle Ajatado, collection « Série A », Volume Etudes 1, Publications de l’INSE-UB, Lomé, RIS, BibTeX.

[8] Fantodji Pascal (1980). Les Sociétés Pré-coloniales au Dahomey, collection « Réalités Economiques et Sociales du Dahomey », Volume 1, Ed. Librairie Jeunesse du Monde, RIS, BibTeX.

[9] opus cité : Prazzi R. (1979)

[10] opus cité : Gayibor N. L. (1980)

[11] opus cité : Gayibor N. L. (1980) ; p. 32

[12] Gayibor Nicoue Lodjou (1985). L’aire culturelle Ajatado, des origines à la fin du XVIIIe siècle, Thèse de Doctorat d'Etat, 3 Vol., Paris I, Paris, RIS, BibTeX.

[13] Anani Ahianyo-Akakpo, 1970, Migrations et changements sociaux chez les communautés Adangbé du Togo, Thèse de Troisième Cycle, Paris

[14] Oké Raymond (1984). “Les siècles obscurs du royaume Aja du Danxomɛ”, in De Meideros François (études réunies et présentées par) (édité par), Peuples du Golfe du Bénin (Aja-Éwé), Ed. Karthala, p. 52-53 (http://books.google.fr/books?id=ZC9YPQR1dkUC&pg=PA52&lpg=PA52&hl (...)), RIS, BibTeX.

[15] N. L. Gayibor, 1997, Histoire des Togolais. Vol. 1 : Des origines à 1884, Lomé - Département d’Histoire, Presses de l’Université du Bénin

[16] opus cité : Pazzi R. (1979) ; pp. 169-170

[17] lignée de Aligbonon, fille du roi de Tado qui eu commerce avec un esprit déguisé en panthère

[18] opus cit : Oké R. (1984)

[19] Pliya Jean (1992). L’histoire de mon pays le Bénin, 3ème éd., Presses du CNPMS, Porto-Novo, RIS, BibTeX.

[20] Passot Bernard (1996). Le Bénin : les hommes et leur milieu : guide pratique, L’Harmattan, 117-119 p. (http://books.google.fr/books?id=jT-fFX6dQPwC&pg=PA118&lpg=PA118& (...)), RIS, BibTeX.


Commentaires

Logo de Bienvenue FANTODJI
TADO ET LES AJA
jeudi 25 novembre 2010 à 15h31 - par  Bienvenue FANTODJI

J’ai beaucoup apprécié, les informations auxquelles nous avons eu droit, nous qui ne connaissons pas notre histoire, nous qui nous prétendons adja mais qui ne savons rien de notre culture et de notre civilisation. J’aurais bien aimer qu’on essaie de penser à créer une fondation "adjavio" pour mieux organiser les échanges pour le développement de notre contrée.
Merci pour vos contribution en vue d’améliorer notre éducation (nous la génération de relève).

Logo de Tony
lundi 20 décembre 2010 à 00h42 - par  Tony

Cher(e) Bienvenue
je partage entièrement tes préoccupations
Je suis souvent désespéré lorsque je vois que des touristes viennent visiter des sites d’Agbomey, de Ouidah, de Notsé et d’Aného au Togo alors que Tado qui est le berceau, le plus ancien royaume de cette aire culturelle est complètement méconnu. Il faut avant tout développer le tourisme dans cette zone en mettant en valeur certains vestiges historiques et archéologiques par la création par exemple d’un musé et la fête traditionnelle de l’ancêtre éponyme Togbui anyi qui si c’est bien organisé peut attirer du monde même en provenance de la diaspora, organisation des conférence débat sur RFI ou la BBC ou des recherche sur le rapatriement des restes du Roi aja kponyizoun etc. Donc c’est des exemple d’évènements qui pourront permettre à cette zone du bas mono de sortir de l’anonymat.
Au plaisir de te lire
A bientôt

Site web : TADO ET LES AJA
Logo de Tony
jeudi 25 novembre 2010 à 20h25 - par  tony

J’ai beaucoup apprécié cette étude menée par les grands frères Kouessi et Raymond ; précise et qui résume tout.
Le problème est que les aja dans leur grande majorité ignorent leur propre histoire. Aussi toute initiative allant dans le sens de la diffusion des informations sur le peuple aja, qui dorment dans les livres d’histoire et dans les publications scientifiques doit être encouragée. Un coup d’œil sur le site aja-tado.com
et au plaisir de vous lire encore bientôt
Bon courage

Site web : Belle étude

a souhaiter