quel clavier pour l’adja ?
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Quand on doit écrire régulièrement dans une langue, une disposition de clavier adaptée est quand même bien mieux que le recours à une table de caractères. Les systèmes d’exploitation modernes offrent la possibilité de pouvoir basculer d’un environnement linguistique (aussi bien au niveau de la langue que de la disposition de clavier) facilement. Mais cela n’est pas le sujet du présent article : c’est surtout un état des lieux non exhaustif des différentes offres des principaux systèmes d’exploitation, et incidemment de mesurer le travail qu’il reste à accomplir pour nos langues en ce siècle où l’informatique et Internet sont devenus incontournables.
Linux
En novembre 2007, je m’étais intéressé aux différentes dispositions de clavier
[1] mis en place pour les langues africaines s’écrivant avec l’alphabet latin modifié. [2]
J’ai été abondamment surpris par la profusion.
[3]
La liste va être cependant courte car certaines langues africaines bien intégrées/supportée
[4]
dans/par Linux, comme le Kinyarwanda (langue nationale du Rwanda) et le Wolof, ne nécessitent qu’un clavier qwerty (cas du premier) avec éventuellement la possibilité d’accentuer (aigu ou grave) certains caractères.
[5]
Lors de ce passage en revue, je me suis chaque fois demandé si ces dispositions permettaient d’écrire la langue adja en particulier et ses langues sœurs en générale.
- Afrque du Sud
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Pour l’Afrique du Sud, il y a une disposition qui complète/étend le clavier qwerty américain pour écrire les langues officielles du pays : l’Afrikaans, l’Anglais, le Ndebele (australe), le Sotho du nord, le Sotho du sud, le Swazi originaire du Swaziland, le Tsonga, le Tswana, le Venda aussi parlé au Zimbabwe, le Xhosa qui est la seconde langue la plus parlée, le Zoulou parlé par près de 95% de la population. Toutes ces langues sont par ailleurs supportées dans Linux.
Cette disposition, basé sur le qwerty-us international avec les touches mortes en AltGr, permet d’obtenir la plupart des diacritiques latines en plus des caractères recensés sur le territoire).
Du fait de l’absence de certains caractères ("ɖ", "ɛ", "ƒ", "ɣ", "ɔ", "ʋ") il ne permet d’écrire aucune langue gbé (je suis cependant étonné de la présence du "ŋ" qui est noté "ng" en Zulu et "n’" en Xhosa). Mais cela peut se corriger. - Congo Démocratique
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Pour le Congo Démocratique, la disposition est un azerty [6] modifié/adapté qui permet d’écrire aussi bien en Français que dans les langues nationales : le Kikongo aussi parlé en République du Congo et Angola, le Lingala parlé par la majorité de la population ainsi qu’en République du Congo et de moindre façon en Angola et en République centrafricaine, le Swahili et le Tchiluba. Seuls le Lingala (il y a eu un début, mais il semble que le projet est à l’abandon) et le Swahili sont supportés sous Linux.

- République Démocratique du Congo : défaut (awerty)
- 2007 : outre l’inversion W et Z, il semble qu’il y ait des erreur (inversions/décalages) au niveau des trois touches à la droite du N (rangée du bas)

- République Démocratique du Congo : défaut (azerty)
- 2009 : les erreurs de la dernières rangée sont corrigées (mis à part l’inversion W et Z, le reste de la disposition est inchangée)
La réorganisation de la première rangée (celle des chiffres) qui risque de perturber ceux qui pratiquent la frappe en aveugle sur un clavier azerty (les parenthèses, les accolades, etc. tout a changé de place) ; permet d’accueillir les accents suscrits : le tilde (à l’extrême gauche et en AltGr !), le tréma, le caron, l’accent circonflexe, l’accent grave et l’accent aigu (respectivement sous 0, 9, 8, 3 et 2). Selon la même logique, on trouve, il y a aussi quelques accents souscrit sur la dernière rangée : la cédille (ce en sus du "ç" en AltGr sur la touche du "c") et le point suscrit (en AltGr respectivement sur les touches qui portent la virgule et le point d’exclamation) sur la dernière rangée (on peut écrire des caractères comme "ḋ", "ȯ", "ȧ", "ļ", "ḑ"...) ! Cette disposition permet donc de noter un certain nombre de diacritiques latines, dont nos tons (ce qui constitu une agréable surprise car j’ignorais que ce pays avait des langues à tons...) Attention : il ne s’agit pas de caractères morts, mais de caractères combinants ! [7]
Utilisant des touches peu stratégiques (où l’azerty Belge ou le qwerty Canadiens ou le qwertz Suisse placent lettres mortes et/ou caractères accentués), cette disposition les voyelles africaines : "ɛ" et "ɔ" ! Cette disposition conçu pour s’adapter aussi bien aux clavier 101/104 touches qu’aux claviers 102/105 touches aurait convenu aux langues gbé si ce n’était l’absence des caractères "ɖ", "ƒ", "ɣ", "ŋ", "ʋ" (ce qui peut se corriger en les mettant respectivement en AltGr de d, f, g, n, v, par exemple). - Nigéria
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Le Nigéria, tellement pressé de pouvoir retranscrire ses langues qu’elle a adopté son alphabet pan-nigérian différents des conventions utilisées sur le reste du continent, a des dispositions pour les plus importantes langues du pays : le Haussa, le Igbo, le Yoruba, le Fulfulde ou Peul, le Kanuri, le Ibibio... Toutes ces langues sont parlées dans d’autres pays limitrophes.
Seuls le Haussa (il y a eu un début, mais il semble que le projet est à l’abandon) et le Yoruba sont supportés sous Linux.
L’absence de la disposition pour le Peul semble être une erreur (personne ne l’a jamais signalé) facile à corriger puisque c’est la même pour le Haussa !
Le premier reproche que je ferai à ces dispositions en ce qui nous concerne est qu’il n’y est rien de prévu pour les accentuations ! Une disposition dite "ouest africaine", né du projet OLPC essaye de palier à cela avec un jeu impressionnant de caractères combinants : des suscrites ( l’accent aigu, l’accent grave, le [rond en chef], la circonflexe, le caron, le point le tréma, le [macron], le tilde, ) sur la première rangée (en 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0, -, =, respectivement) et les souscrites correspondantes ( l’accent aigu n’est pas repris, et l’accent grave cède sa place à la cédille ) en regard juste en dessous (donc en t, y, u, i, o, p, [, ], respectivement). Cela est basé sur la couche internationale du qwerty pour le projet OLPC. Les autres caractères s’en trouvent à des emplacements parfois peu évidents à se rappeler.
Du fait de la différence de notation, ces dispositions ne sont pas utilisables en l’état. Cependant, après conversion des conventions de notation des caractères, il y a toujours des absents ("ɖ", "ƒ", "ɣ", "ŋ", "ʋ") qu’il devra étre quand même possible de caser (j’en reparlerai en parlant du cas ghanéen).Enfin, il n’est pas prévu (sauf si on utilise OLPC) d’accentuation des caractères et donc impossible de rendre les tons.
Il existe pourtant un clavier nigérian, dont nous reparlerons un peu plus loin, qui prévoit de marquer les tons, et dont l’OLPC s’est visiblement fortement inspiré.... - Ghana
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Il semble que le travail nigérian ait traversé le Bénin et le Togo... pour tomber au Ghana où l’on retrouve les dispositions Haussa et Fula ou Peul ! Il faut avouer que ces langues non ghanéennes sont les lingua franca de communautés (musulmanes) migrantes.
Le gouvernement de ce pays a quand même retenu officiellement neuf (9) langues parmi les deux ou trois centaines qu’y s’y parlent : l’Akan (aussi parlé en Côte d’Ivoire, au Suriname et en Jamaïque), le Dagaare (Wale au Ghana, Birifor au Burkina Faso), Dagbani [8], le Dangme, l’Ewe (parlé également au Togo), le Ga, le Gonja, le Kasem, et le Nzema.ou Nzima ou Appolo. Elles sont constitutionnellement protégées, mais la langue officielle est l’Anglais. Aucune de ces langues n’est, à l’heure actuelle, supportée dans Linux.
Suivant la disposition nigériane pour le Yoruba, le "ɛ" et le "ɔ" remplacent respectivement le "q" et le "x" (les caractères "c", "q", "v", "x", et "z" ne sont pas employés en Yoruba !) dans les dispositions pour l’Akan et le Ga, donnant ainsi des dispositions qu’on pourrait nommer ɛwerty ;-) Le "ŋ" remplace lui le "c" pour les disposition Ga et Ewe (en Ewe par exemple, les caractères "c", "j" et "q" ne sont pas utilisés), reprenant ce qui se fait pour la disposition nigériane pour le Igbo. La disposition pour l’Ewe suit celle du Igbo pour positionner le "ɔ" et le "ʋ" : on casse l’homogénéité possible pour ne pas sacrifier une lettre utile (le "x" donc) mais pas des plus courantes ! En effet, les caractères substitués ne disparaissent pas ; elle ne sont juste plus en accès direct (elles sont accessibles en maintenant AltGr enfoncé avant d’appuyer sur la même touche) : c’est le cas de "ɣ" posé sur l’autre pan du "g". Enfin, "ƒ" se substitue à "j" (bien entendu). N’eut été l’absence étonnante et inexpliquable du "ɖ", cette disposition pour l’Ewe aurait bien convenu pour l’Adja (mais cela peut se réparer facilement en le mettant en AltGr sur "d").
L’homogénéité apparente que je mentionnais plus haut me laissait entrevoir une fusion pour une disposition nationale (ghanéenne) unique... mais la version multilingue n’a point été pensé ainsi ; le résultat n’en est pas moins trés intéressant. Voilà donc une disposition qui permette d’écrire toutes les langues de la sous-famille ...une fois que l’on a réglé le problème des accents...
Pour les accents, en effet, les dispositions ghanéennes ont le même inconvénient que les dispositions nigérianes (hormis la version OLPCque je n’ai pu vraiment testé) : il faut, sous Linux, utiliser une touche Compose (qui est toujours Option sur MacOsX et dont lextension JLG permet d’avoir un équivalent pour Windows, mais seulement pour le qwerty-us) ; mais cela me semble moins pénible que la bonne mémoire des nomebres qui serait nécessaire sous Windows ou l’obligation de toujours utiliser (en supposant que cela soit possible) un logiciel spécifique ! Certes, c’est une solution, mais une touche morte est toujours mieux car d’une part c’est visible sur la carte du clavier et le mécanisme est simple et connu ; et d’autre part c’est toujours une touche (Compose) de moins à faire quand on doit faire trop souvent des accents comme dans nos langues ! [9]
Windows
Fort de mes constats, j’ai voulu voir ce qui se faisait par la firme de Redmond.
Comme d’habitude, je me suis heurté à une longue liste désordonnée de langues... [10] où on retrouve : Afrikaans, Swahili, Xhosa et Zulu. Les tests que j’ai pu faire indiquent qu’il s’agit bien de la même disposition de clavier. Il y a aussi des dispositions pour l’Arabe, mais serti de là les langues africaines natives sont encore des parents pauvres...
Il faut encore se tourner vers des sharewares ou des freewares... A commencé alors une longue enquête dont voici le résultat sur ces solutions logicielles.
- Tavulsoft KeyMan
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Il apparait très rapidement que c’est un marché juteux où a réussi à s’imposer la société Tavulsoft avec son keyman.
[11]
Il est possible de l’essayer pendant trente (30) jours. Au moment d’acheter, préférer la version Light qui est la moins chère (moins de 15 €) et ne permet d’installer que deux (2) claviers ainsi que l’affichage de la carte du clavier ainsi que l’intégration de la prise en charge linguistique.
Pléthore de dispositions sont proposées... Une recherche rapide (Bénin, Togo, Ghana...) permet pas de trouver des solutions intéressantes :- TransAzerty de Vincent HACHARD, qui s’applique à plus de vingt (20) langues dans dix-huit (18) pays
- AFRO du LLACAN-CNRS, qui s’applique à une vingtaine de langues dans quatre (4) pays
- Clavier du Burkina (azerty et qwerty) de Doug Higby, qui s’applique à une trentaine de langues dans six (6) pays
- Clavier du Mali (azerty, qwerty et qwertz) du SIL Mali, qui s’applique à vint-cinq langues de quatre (4) pays
Mais aucun de ces joyaux ne me semble applicable a nos langues : En effet, il leur manque certains caractères, en particulier le "ɖ" (par contre, le "ɗ" —d crochu— est présent partout !).
On admirera cependant ces dispositions ainsi que :- celle unique pour le Cameroun (azerty et qwerty), conçue par Tavultesoft Pty Ltd, pour les 242 parlés du pays et d’autres comme le Congo
- ECG du SIL, pour onze (11) langues de la RDC et d’autres
- les trois variantes Dot (9 langues), Underline (13 langues) et Odd Vowels (9 langues) pour le Nigéria par Wycliffe
C’est vraiment par hasard que je suis tombé sur la disposition BU d’Albert Bickford du SIL. Prévu pour cinq (5) langues/pays, il gère en plus les symboles mathématiques et l’alphabet phonétique international : aucun son et aucun caractère africain ne lui échappe donc. [12] Cette exubérance se paye par une plus grande complexité d’usage apparente (mais l’ensemble est conçu de façon fort cohérente).
- Microsoft Keyboard Layout Creator
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Point de salut hors keyman. ? Si... Conscient de ne pouvoir proposer [13] tous les paramètres régionnaux ; Microsoft a réalisé en mars 2006 une extension kiswahili pour Windows XP (Professional ou Home Edition) et fait annoncé par à Dakar le 28 Avril 2006 par Cheick Modibo Diarra, président de Microsoft Afrique, que Windows Vista et office 12 devraient être disponibles en version wolof dans le cadre de son Programme Langue Locale
[14] : il s’agit en fait d’une couche applicative à installer en sus, à télécharger sur leur site. Ça vaut ce que ça vaut
Bien mieux, cette société proposait bien avant, son Microsoft’s Keyboard Layout Creator qui permet de créer une disposition entièrement nouvelle ou sur la base d’une existante, et se présente de manière très visuelle. [15]Le résultat s’installe comme n’importe quel programme, [16] et s’intègre bien au reste du système d’exploitation.
Cet outil a permis à Kasahorow de proposer gratuitement une trentaine de dispositions pour sept (7) pays dont une disposition pour l’Ewe... qui ne sait toujours pas faire les tons !
- free AutoHotKey : Portable Keyboard Layout generator
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J’ai souvenir d’avoir utilisé de petits programmes qui interceptent la frappe pour pouvoir insérer des caractères spécifiques selon la séquence...
[17]
(un peu selon le même principe que Keyman en fait).
Un tel programmes (de surcroit libre et ouvert) existe : AutoHotKey qui permet en fait de lancer des scripts par appui d’une touche ou d’une combinaison de touches.
Un script compilé, basé sur AHK, s’appelant Portable Keyboard Layouts et hébergé/téléchargeable sur SourceForge, permet de se créer ses propres dispositions et donc constitue ute alternative un peu moins confortable (il faut éditer un fichier texte et non cliquer partout) au MSKLC et à Keyman. Son principal avantage réside dans le fait qu’il n’a pas besoin d’installation (donc de droit administrateur) et par conséquent peut se trimbaler sur une clef USB (d’où portable dans son nom). Y a plus qu’à... - kọyin by Lancor technologies
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J’étais tombé sur un clavier un peu particulier permettant d’écrire les langues du Nigéria...
Dans le principe de fonctionnement, il est semblable au clavier "multilingue" ghanéen sous Linux, sauf que l’accès aux lettres spécifiques aux langues nigérianes se fait en utilisant une touche spéciale marquée Ng à côté du Shift (qui demeure au bord). La bonne nouvelle de ce clavier est qu’on y retrouve tous les tons prévus sur l’OLPC !
Je mentionne ce clavier et sa disposition ici parce-que le clavier est particulier (à cause de ses touches Nigéria) et que les pilotes ne sont disponibles que pour MS-Windows (2000 et XP).Conçu par LANCor ltd, initialement pour le Nigéria, [18] la marque KỌYIN a rapidement décliné des dispositions pour le Ghana et pour les État-Unis, puis finalement des dispositions pour l’Amérique Latine et l’Afrique. Ce dernier permet d’écrire pratiquement toutes les langues du continent.
Enfin ? il ne semble hélas pas possible de commander sur le site, tout comme on n’arrive pas à entrer en contact avec eux ; ce qui me laisse penser que la société n’existe plus et que le produit est arrêté...
Mac Os
La plate-forme fermée de la marque à la Pomme pose un problème similaire à l’autre à la fenêtre dansante : les langues qui ne représentent pas un certain nombre de locuteurs n’ont pas leur clavier dans le système. [19]
Mis à part l’Afrique du Sud (présent à travers Afrikaans), les autres langues/dispositions africaines n’ont pas eu d’écho chez Apple !
D’autres dispositions peuvent être trouvé sur les sites Mellel et Qui non ; mais on n’y trouve rien d’intéressant pour nous.
Language Geek fournit moult dispositions pour les langues natives d’Amérique et d’Australie.
Par contre, c’est sur la page de Tom Gewick que l’on trouve les disposition Haussa et yoruba, le lien pour la disposition avec les caractères IPA (phonétiques) ne répond hélas pas. .
C’est encore kasahorow qui nous présente son paquetage pour Mac qui est le pendant de la version Windows déjà présentée, avec la même intégration au système.
Les dispositions sont normalement les mêmes que sous Windows ; mais elles peuvent différer de ce qui se fait ailleurs car il n’y a pas de normes (para)-nationales.
Sous Mac OS X et contrairement aux précédantes générations de Mac OS, le fait de se baser sous un noyau Unix (BSD) permet de pouvoir installer un grand nombre de logiciels libres ; Fink ou MacPorts (anciennement DarwinPorts) jouant alors le rôle de yum/apt-get...
La plupart des applications Linux sont ainsi utilisables sous Mac Os X une fois qu’on a installé X11. Je pense qu’il doit être possible de récupérer les claviers...
Sinon, comme tous les Unix, les dispositions sont décrites dans des fichiers textes organisés de façon similaire, sauf que le contenu est essentiellement au format XML. On peut trouver, sur la toile, des guides pour débuter.
Pour les plus visuels, le SIL offre Ukule, utilitaire de modification/adaptation de disposition assez bien fait.
in fine ?
Je ne prétendrai pas avoir trouvé toutes les solutions existantes, aussi n’hésitez pas à nous faire part de ce que vous utilisez ou dont vous avez connaissance. À vos commentaires donc !
Ce tour a quand même amené à la conclusion que la solution pour que les parlant adja puissent s’exprimer facilement sur la toile ou produire une littérature abondante plus facilement est soit confinée (à tel point que nous n’avons pas pu le trouver) ou soit à faire (et Ajavio s’est attelé à la tâche).
[1] Avec Ubuntu par exemple (mais ceci fonction sur toutes les distributions où Gnome est installé), aller dans le menu Système puis le sous-menu Préférences et choisir Clavier tout simplement. Se rendre alors dans l’onglet Dispositions et cliquer sur le bouton Ajouter ou + ...pour ajouter une autre disposition de clavier. Dans la fenêtre qui s’ouvre, choisir dans la liste déroulante un pays parmi ceux qui sont passés en revus dans cette section (Ghana par exemple). Ensuite, choisir une disposition proprement dite (elle porte le nom de la langue.. mais ce peut être —cas du français ou de l’anglais— des variantes). L’aperçu permet de s’assurer qu’on a fait le bon choix ; il n’y a alors plus qu’à valider ou faire un autre choix ou annuler.
Il semble que Xorg ne permette d’avoir que quatre (4) dispositions à portée de main (en général, on a besoin que de deux ou trois, mais moi il m’en faut cinq ! Ceci dit, c’est par "groupe" et pour l’instant il n’y en a qu’un seul...)
Avant de refermer, n’oubliez pas d’activer les options qui vous intéressent (déplier par exemple les options de comportement "Group Shift/Lock" et choisir la combinaison qui permettra de basculer d’une disposition à une autre ; par défaut, c’est l’appuie sur les deux Alt —celui de gauche et celui de droite aussi nommé AltGr sur certains claviers— mais Alt et Shift simultanément est aussi une bonne alternative)
[2] Exit donc les dispositions propres à la Guinée et à l’Éthiopie, ainsi que les quatre ou cinq variations de disposition pour l’arabe qui sont utilisées dans les pays du Maghreb : Algérie, Égypte, Maroc, Mauritanie, Soudan, ... ou encore la langue Berbère.
[3] Encore un point pour le logiciel libre où on n’est pas obligé d’attendre qu’un éditeur juge digne d’intérêt quelques chose qui ne représente pas un marché juteux ; mais où les informaticiens de toutes les communautés utilisatrices font parti du groupe assimilable à un éditeur... et où on l’on a le droit d’adapter le système à ses besoins et d’en faire profiter la communauté.
[4] Je parle du support de base ou localisation qui fait que les messages (erreur, aide, etc.) du système sont dans la dite langue et que certains éléments (dates et heures par exemple) respectent les conventions propres à la langue. Le support peut être plus étendu avec l’existence de dictionnaires et d’outils spécifiques, ainsi que le fait que certains logiciels grand public (suite bureautique par exemple) proposent une interface localisée au moins.
[5] Il semble y avoir un léger souci avec les images générées : caractères combinants n’y apparaissent pas... aussi, je les ai donc rajouté en couleur bleue sur l’image et ai entouré de jaune-orangé les touches mortes...
[6] À cause d’une erreur (première image), j’avais au début cru à tort que la disposition de base était la même que pour le sami : awerty ; même si les touches M et celles de ponctuation s’en trouvaient fort étrangement positionnées !
[7] Avec une touche morte, on modifie le comportement de la touche suivante dans la séquence : ainsi, si la virgule agit comme une touche morte, on ferait la ",c" pour obtenir "ç" par exemple (ou le caractère défini pour cette combinaison). Un caractère combinant par contre est un caractère normale ; sauf que de par sa nature (accent), il se combine avec le caratère précédant, et ce quel qu’il soit !
[8] Le Dagbani est seul de cette liste qui soit de la sous-famille Gur comme le Grũsi et le Gurma ; les huit (8) autres, parlées par les trois-quart de la population, appartenant à la sous-famille Kwa,
[9] Une partie de ce souci serait résolu en basant la définition de ces dispositions non sur le qwerty-us basic, mais sur couche US-intl (ou sa variante AltGr : c’est de l’équivalent qwerty-latin que dérive la disposition sud-africaine) ou UK-extd !
[10] Je dis ça, mais tous les béninois n’ont pas forcément dans l’idée d’aller chercher yoruba au Nigéria hein ? Sinon, je viens de voir que dans la version 9.10 de Ubuntu, on pouvait aussi choisir par langue ...ensuite il est proposé les différentes variantes de disposition pour cette langue, mais pas une liste myriade de claviers... !
[11] La raison de son succès doit certainement reposer sur sa version pour développeurs qui permet à plusieurs programmeurs du monde de proposer des solutions payantes ou gratuites... Il n’est cependant pas donné ; ce qui limite le nombre de solutions tiers. Fort de ce succès, la société s’attaque au vaste marché des applications web !
[12] C’est là un puissant outil pour les linguistes.
[13] ...et de ne pas en avoir le temps et les ressources non plus ; car contrairement aux logiciels libres qui laissent les usagers mener la barque, les éditeurs ne doivent et ne peuvent se préoccuper que des marchés à forte rentabilité immédiate
[14] Le travail de traduction sera effectué, en collaboration avec l’université Cheik Anta Diop de Dakar( UCAD), par une équipe composée de linguistes et de professionnels de l’informatique qui devraient élaborer un glossaire en Wolof couvrant le domaine de l’informatique courante.
[15] Et avec des explications assez claires sur le web, nous n’avons pas de raison de pas réaliser La disposition qu’il faut !
[16] Il y a le pré-requis de .Net qui doit être satisfaic : cela est signalé quand on installe MSKLC, mais pas quand on lance l’exécutable de la disposition créée sur une autre machine, l’installation avortant sans explication intelligente...
[17] En tant qu’esprérantiste, j’ai par exemple connu Litero et Ek (dont on trouve un manuel sur http://mslagmulder.free.fr/esperant...) puis plus tard un pilote réalisé grâce au MSKLC (dont il va être question par la suite) quand je fréquentais encore Windows. (Cet état des choses a bien changé depuis...)
[18] Confirmé par le témoignage du linguiste Victor Manfredi disponible sur le site de la marque...
[19] Dans le menu "Pomme", choisir "Préférences Systèmes" puis cliquer sur le bouton "international". Cliquer maintenant sur l’onglet "Méthode de saisie" (Input) ou "Clavier" (Keyboard) et cocher les dispositions que l’on désire utiliser (le drapeau du pays est indiqué devant le nom)... Une fois la fenêtre refermée, ces dispositions sont disponibles dans le sélecteur de clavier.























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